L'EMDR et le RITMO sont deux approches thérapeutiques utilisant la stimulation des mouvements oculaires pour agir sur le stress traumatique. Leur principe central : « les pensées désagréables peuvent être balayées par le mouvement alterné gauche–droite des yeux ».
Qu'est-ce que l'EMDR ?
EMDR signifie Eyes Movement Desensitization and Reprocessing — désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires, ou intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires.
En 1987, la psychologue américaine Francine Shapiro, au Mental Research Institute de Palo Alto en Californie, découvrit fortuitement l'efficacité du mouvement oculaire pour stimuler un mécanisme neuropsychologique complexe. Elle intégra sa découverte à diverses approches thérapeutiques : PNL, hypnose, thérapies cognitivo-comportementales et méditation.
Reconnu par les autorités sanitaires
Le syndrome de stress post-traumatique
Les personnes ayant vécu un trauma ressentent une anxiété envahissante, revivent le traumatisme à travers des déclencheurs sensoriels sous forme de flashbacks, cauchemars, images intrusives. Parmi les symptômes : hypervigilance, troubles du sommeil, difficultés de concentration, dérégulation émotionnelle, dysfonctionnement social et professionnel.
Qu'est-ce que le RITMO ?
Le RITMO (Retraitement de l'Information Traumatique par les Mouvements Oculaires) a été développé par Lili Ruggieri, inspirée par l'hypnose, la PNL et l'EMDR. Cette méthode est déposée à l'INPI.
Comment fonctionne le RITMO ?
La technique utilise des stimulations bilatérales alternées — visuelles, auditives (claquements de doigts, sons) et corporelles (tapotements sur les mains, cuisses, genoux) — de gauche à droite, pendant que la personne se replonge dans son souvenir pénible.
Le trauma fige le mécanisme naturel de traitement de l'information qui s'opère pendant le sommeil paradoxal, faisant tourner en boucle la scène traumatique avec ses émotions douloureuses. Les mouvements alternatifs relancent ce processus, activent les zones cérébrales impliquées dans la « digestion » de l'événement traumatisant.
Grâce à ce mécanisme, les perceptions se modifient, les ressources internes redeviennent accessibles, et le trauma n'est plus réactivé. Le RITMO exploite la neuroplasticité de notre cerveau — sa capacité d'auto-stimulation et de changement.
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